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Métissage musical au Zik Zac 2010



Le festival aixois Zik Zac a donné le coup d’envoi des festivals de la rentrée tout en prolongeant les douces nuits d’été avec sa programmation musicale colorée. Ambiance rave (rêve) party, tentes et nuit étoilée au ZIK ZAC Festival vendredi 17 septembre.


Le terrain est boueux certes, mais spacieux, en plein air et le viaduc de l’Arc de Meyran, en toile de fond, est sublimé par son éclairage aux tons violacés.
Des stands de photo, des peintures en live et des jeux vidéos old-school ont poussé dans le décor. L’endroit est idéal pour implanter un festival en pays aixois quand on sait que d’autres, à Marseille, rament pour trouver un lieu à la hauteur…

Plusieurs groupes d’origines aussi diverses que lointaines sont donc à l’affiche du vendredi soir. 
Ca commence en fanfare avec MANGO GADZI, le collectif métissé originaire des Balkans et leur swing-rock à la sauce orientale, tsigane et flamenca. Un rock énergique quasi-indéfinissable qui explore tous les genres sans avoir peur de mixer folklore, rock et hip-hop. Et c’est un bonheur de constater que le groupe a encore plus de punch en live que sur l’album. Avec une énergie aussi débordante, il est regrettable que le groupe ait été programmé si tôt (à 20h) alors que les festivaliers ne sont guère à ce moment, qu’une poignée… Et nombreux sont ceux qui étaient déçus de les avoir loupés…


Mad Sheer Khan
prend alors la suite avec sa voix éraillée et son divin instrument, le Dilruba (le sitar du Rajhastan). Le charme opère sans nul effort car le bonhomme est carrément charismatique, et bien plus qu’il n’y paraît. Sonorités afro, arabes, indiennes et asiatiques se confondent formant un rock tribal hypnotique dont Mad Sheer Khan semble, seul avoir le secret. Le public jubile tandis que notre chanteur lui décoche des cœurs formés par ses deux mains.

Vient ensuite le tour de l’enfant terrible de l’Algérie : Baaziz. S’il se fait appeler ainsi c’est qu’il aime dénoncer le malaise social, religieux et politique algérien dans ses chansons. Sa musique est tantôt rock, tantôt chaâbi mais toujours rock-kabylie - même s’il chante la plupart du temps en arabe. Il est proche du public et l’apostrophe, lui raconte des blagues et des histoires algériennes avec une pointe d’ironie. Bref, il a une faculté de conteur que tout le monde s’accorde à reconnaître. Très grand fan de Renaud, sa reprise de Dès que le Vent Soufflera en scotche plus d’un avec ses paroles cyniques sur l’exil des algériens vers la France : « Dès que Le Pen décidera, je repartira, dès que Sarko le voudra… je te jure, je repartirai pas ! ».
En somme, le Renaud algérien des temps modernes.

 

Place au rap malien avec SMOD, trio composé de Sam, fils d’Amadou et Mariam, et ses deux compères Ousko et Donski. Sur scène, le trio bouge dans tous les sens, enfin surtout Ousko et Donski. Sam, le sérieux et aussi le guitariste reste au milieu se concentrant sur ses accords et sa voix. Les deux autres rappent à tue-tête, dansent, sautent et Donsky va même tomber le t-Shirt et finir torse-nu. Des accents mandingues, une prose critique et de l’énergie à revendre, c’est un peu tout ça le rap malien, le rap de SMOD en tout cas. Peut-être un peu en-dessous de ce que l'on attendait quand on sait que leur dernier album a été produit par Manu Chao... Qu'à cela ne tienne, les amateurs de rap leur rendent bien.

 

Place enfin à la divine, la sublime Jaqee. Non, rien à voir avec la maman de Michel Sardou, ne vous méprenez pas. Cette Jaqee là est d’origine ougandaise et vit en Suède. La demoiselle a de la classe, de l’allure et il va de soi, une voix soul à faire chavirer les fans venus l’acclamer. Beaucoup de personnes sont venues spécialement au festival pour voir la sirène à la voix de velours. Côté allure et même côté musique, la jeune femme n’est pas sans rappeler Lauryn Hill et s’il elle rend hommage à Billie Holiday, c’est tout à son honneur. Kokoo Girl, Moonshine et d’autres morceaux phares vont se relayer. Sa voix se prête parfaitement au cadre enchanteur créé par le viaduc de l’Arc de Meyran et le public réussit à oublier qu’il est déjà 2h du matin. Bien contente d’être dignement reçue, Jaqee va pousser jusqu’à donner trois chansons de rappel au grand bonheur des festivaliers qui s’en iront le cœur léger.

    

Reportage et photos : Linda Mouffek


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