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MIMI 2010, un festival contre-courant



Vendredi 9 juillet : rendez-vous sur l'le du Frioul pour se rendre au festival MIMI, festival qui avance en marge des festivals actuels et propose une programmation transversale et dcale. C'est partie pour la Nuit Anti-Plumes!


19h : première étape immanquable avant les concerts, la promenade floue. Un doux-nom qui fait déjà rêver durant la traversée pour arriver sur l’île. Car de cette promenade nous ne savons rien si ce n’est que les participants doivent porter des lunettes qui donnent à voir un paysage flou. Une fois les lunettes sur le nez, une nouvelle perception s’installe, celle du toucher, de l’instinct et de l’imagination. Seules les silhouettes et les couleurs sont perceptibles. Une heure durant, cette performance aura permis aux participants de sentir les choses plutôt que de les voir. Pour certains, cette expérience a permis d’appréhender la vue des mal-voyants, pour d’autres, d’imaginer un monde dans lequel le physique n’est plus. Pour tous, la promenade floue a révélé les sens qu’ils n’utilisent que trop rarement. Une belle expérience dont le rideau s’est levé sur une vue imprenable sur la mer… Difficile de revenir à la réalité une fois cette expérience achevée.

20h30 : on reprend ses esprits, direction l’hôpital Caroline pour la Nuit Anti-Plumes. "Stop aux plumes dans le derrière", annoncait le programme...
Les premiers à monter sur scène sont les Cannibales et Vahinés - un drôle de nom, peut-on penser, avant de voir le groupe sur scène. Une fois les présentations faites, on comprend mieux ce qui a amené le groupe à se choisir ce nom de scène. A en juger par leur musique et l’esprit qui plane sur scène, ils mettent une raclée aux vahinés, pour parler crûment.
A eux quatre, ils créent une musique rock-jungle psychédélique, qui semble parfois s’inspirer des Sex Pistols ou de Sly Stone. Mélange entre la barbarie et la douceur, la férocité et la tranquillité, leur musique est comme un bonbon acide. Petit moment mémorable de leur show : le chanteur se met à tousser et on jurerait à une quinte de toux. Que nenni ! Cela fait partie du show…

Vient ensuite le tour de Zun Zun Eghi de monter sur scène. Réunionnais et japonais basés à Londres, leur musique est un combo de rock-métal-maloya à la sauce pepper. C’est qu’ils font souvent penser aux "Red Hot"(vous connaissez la suite)… Leurs racines réunionnaises n’ont pas été mises de côté et le chanteur n’a pas oublié de faire un clin d’œil au célèbre chanteur de maloya Danyel Waro, qui était justement sur cette même scène l’année dernière...

En plus de se tenir dans un cadre idyllique, le festival investit le lieu de son empreinte en éclairant les ruines et fondations. Des TV semblent avoir poussé dans le paysage à la façon de champignons et affichent sur leur écran des jeux vidéo des années 90 auxquels le public s’empresse de participer.

1h : il est temps de prendre le bateau pour rentrer et se réveiller de ce doux, et non moins déroutant, rêve.

Anti-conformiste et explorateur de talents, le festival MIMI se joue des codes et compte bien continuer à briser ce qui est consensuel. Amateurs de décalé : un festival à faire et à refaire.

Linda Mouffek

 

 


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