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Reportage : MIMI 2008



C’est sur le site magnifique de l’Ile du Frioul, en face de Marseille, que MIMI a réédité son Festival-Atelier pour la 23e année.


On ne pouvait choisir meilleur cadre que celui, atypique et un poil inquiétant, des ruines de l’hôpital Caroline (autrefois réservé aux pestiférés) pour mettre sur le devant de la scène d’étonnantes créations musicales.
Loin des têtes d’affiche populaires qui font le tour des festivals de l’été, MIMI fait la part belle aux musiques innovantes venues du monde entier (France, GB, USA, Japon …).
Autour de trois nuits thématiques ( Nuit « Où ai-je donc mis ma tête ? ; « Nuit du réveil des volcans » ; « Nuit du patrimoine en marche »), s’organisent les concerts : créations vocales, expérimentations sonores et productions électroniques sont au cœur de la programmation.


Outre la tribune qui permet d’assister aux concerts assis face à la scène, un espace bar aménagé, des stands d’artisanat, de CD et de bouquins, ainsi qu’un espace « cosy » abrité permettent au public d’évoluer à loisir pendant la soirée. Et de poursuivre les découvertes sous le signe du made local et de la culture récup’: au bar par exemple, on peut s’initier au coca fada fabriqué à Marseille.

Vendredi 18, ambiance hitchcockienne pour la première partie de soirée, avec l’ensemble vocal Kisetsu. Des textes poétiques, soufflés par six voix et accompagnés de légers samples électro, portent l’expression d’une nature brute en mouvement : eau qui coule, vent qui souffle, feuilles qui bruissent … Enchanteur autant qu’étrange, ce voyage des sens plutôt introspectif a ravi le public, qui ovationne Kisetsu après une heure de prestation.

Même succès mérité pour Paolo Angeli, qui donne en deuxième partie de soirée un solo de guitare-lyre fantastique. En alternant les pratiques de son instrument (tantôt avec les mains, tantôt à l’aide d’une baguette, à la manière d’un violon), le virtuose multiplie les sons et varie les nuances, des graves plutôt coulants et suaves aux distorsions aigues, des airs traditionnels aux sonorités électroniques.
La nuit s’est poursuivie avec Icons, qui a proposé un spectacle hypnotique mis mouvement et en lumières.

Avec trois concerts par soir, dont la plupart sont des découvertes (au moins deux premières mondiales et une première européenne), MIMI tient ses promesses d’un festival de qualité, qui a su, au fil des années, s’intégrer tout à fait singulièrement dans le paysage des manifestations musicales actuelles, et conquérir un public fidèle à tout âge.

Kisetsu

par Marion Bonnefond


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