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Attaque musicale sur Marsatac!



Le début de la treizième édition de Marsatac, c'était jeudi ! Et ce serait un euphémisme de dire que ça a démarré fort.


Preuve en est avec le groupe phare The Do à l’affiche ce soir-là. Le duo franco-finlandais auteur du détonnant et incontournable titre On my shoulder a littéralement fait trembler les murs du Cabaret Aléatoire.  

Les spectateurs, déjà émoussés par d’autres groupes et l’ambiance frénétique si particulière des premiers soirs, se sont amassés pour entendre résonner au creux de leurs oreilles la voix si particulière d’Olivia Merilahti, la chanteuse du groupe.  On se pousse, se bouscule même pour être au premier rang, avoir la meilleure photo ou crier le plus fort possible jusqu’à ce que la grande blonde entonne le premier couplet, imposant ainsi le silence dans la salle. Il faut dire qu’avant ça, le public avait déjà donné de la voix avec les chauffeurs de salle The Shoes. Une paire de français, originaires de Reims. Il aura fallu attendre les une heure du matin pour se défouler au son des Friendly Fires qui, fidèle à leur nom, ont enflammé le Cabaret. Encore des British déjantés, à l’image du festival.


Rock & surprises

Car, comme à l’accoutumée, Marsatac, c’est toute une ambiance, un esprit à part. L’effigie de la tête de mort annonce d’ailleurs bien la couleur. Quand on pénètre dans la Friche (c’est la deuxième fois que le festival a lieu là-bas), il faut s’attendre à du dark, du rock et du son. Agencé comme un village, l’endroit permet de passer d’une salle à l’autre en empruntant une rue intérieure jonchée de (bonnes) surprises. Dans ce tunnel sombre et humide où résonne une voix stridente, on croise au hasard des rockeurs, des gens saouls, des mélomanes, une organisatrice aux boucles d’oreille en forme de cerise et, même, Charlie de Où est Charlie. Preuve qu’à Marsatac, on ne se prend pas au sérieux. Et tandis que de la salle un peu en retrait Seita nous parvient la voix mélodieuse de Concrete Knives, que les amateurs de rock indé auront reconnu, on est heureux de n’en être qu’au premier jour et de songer aux autres belles surprises qui nous attendent.

 

Charlotte Lazarewicz
Photos: Cédric Oberlin



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